cathédrale Saint-Michel de Carcassonne
La cathédrale Saint-Michel de Carcassonne est l'église-mère du diocèse de Carcassonne et Narbonne, dans le département de l'Aude et la région Occitanie.
J'ai réalisé la maquette de la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne à l'échelle 1/50e.
J'ai voulu obtenir un niveau de détail très élevé. J'ai donc fait des recherches aux Archives Départementales ; ce qui m'a permi, entre autre, d'avoir des côtes précises et donc de pouvoir dessiner avec une très grande précision les plans en partant des photos que j'ai prises.
Je me suis également appuyé sur une étude de l'agence Bossoutrot & Rebière, architecte en chef des monuments historiques, architectes du patrimoine. J'ai trouvé cette étude sur leur site : http://www.jlr-architectes.com
Chaque vitrail, chaque rosace est à sa place réelle. L'ordinateur m'a permi de rectifier les défauts de parallaxe des photos prises à la cathédrale.
Les musiques sur les vidéos de ce site sont de ma composition. J'ai également intégré la possibilité d'entendre l'orgue de la cathédrale dans la maquette ; il est bien évident que c'est bien l'orgue de la cathédrale Saint-Michel qui a été enregistré, joué par le titulaire de l'orgue et sur une musique de ma composition ce qui simplifie les droits de diffusion.
De part ses dimensions et son poids, la maquette est démontable pour pouvoir la transporter facilement. Elle est composée de 5 éléments qui forment le tour de la maquette, d'un toit en deux parties bloquées par une pièce centrale, et d'un socle sur lequel est installé l'éclairage.
Michel Vidal.

Mes maquettes - Cathédrale Saint-Michel

Histoire de la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne

La cathédrale Saint-Michel de Carcassonne est l'église-mère du diocèse de Carcassonne et Narbonne, dans le département de l'Aude et la région Occitanie.

Située dans un ancien faubourg de la cité de Carcassonne, la bastide Saint-Louis, cet édifice de style gothique méridional a remplacé la cathédrale Saint-Nazaire-et-Saint-Celse, située au cœur de la cité de Carcassonne, comme siège épiscopal en 1803.

Historique

façade ouest

Une église paroissiale Saint-Michel existait dans le bourg ancien de Carcassonne, au pied de la Cité.

Le vicomte Raimond-Roger Trencavel fut la première victime de la Croisade contre les Albigeois (1209). Après sa mort prématurée, la Cité de Carcassonne passa entre les mains de Simon de Montfort, un baron de la Croisade, puis entre les mains des hommes du roi de France. En 1240, Raimond Trencavel, le jeune fils du dernier vicomte, essaya de reprendre la ville. Il échoua mais, devant le danger qu'il avait représenté, le roi ordonna le rasement du bourg dont les habitants avaient aidé la révolte.

Un nouveau bourg s'installa plus loin, mais toujours entre la Cité et l'Aude. L'emplacement fut rapidement jugé trop étroit et surtout trop proche des remparts de la désormais place-forte royale. D'où la décision de construire une nouvelle ville de l'autre côté de l'Aude. La bastide sortit de terre en 1262, divisée en deux paroisses, Saint-Michel et Saint-Vincent.

Une église Saint-Michel fut donc bâtie vers 1262. D'abord modeste comme le reste de la ville, elle fut agrandie dès 1283 par l'achat de petites maisons pour accueillir les fidèles de plus en plus nombreux d'une population en plein essor.

Le bourg de Carcassonne fut en grande partie détruit par le Prince Noir en 1355 (guerre de Cent Ans) et ses églises très endommagées. Après quoi, on décida la reconstruction d'une bastide plus réduite, avec des remparts de pierre, achevés en 1359, qui assureraient une meilleure protection. La longue façade méridionale de l'église Saint-Michel constitua une partie de ces fortifications jusqu'à la décision de démolition des remparts vers 1785.

En 1801, le siège épiscopal de Carcassonne fut transféré de la cité vers la ville basse. Le premier évêque nommé en 1802 choisit de s'installer dans l'église Saint-Michel qui devint ainsi la nouvelle cathédrale, en 1803. Un incendie nocturne ravagea le choeur en 1849, causant d'immenses dégâts. Plus que des réparations, ce fut en fait une restauration d'ensemble de la cathédrale qui fut décidée. Elle fut menée de 1857 à 1869 par Eugène Viollet-le-Duc qui modifia notablement l'intérieur et l'extérieur de l'édifice, remodelant façade et clocher, ajoutant les 14 roses qui éclairent la nef, des clefs de voûte, pinacles et gargouilles, la tribune et le buffet d'orgue et autre mobilier, mais conservant les autels massifs en marbre du XVIIIe siècle.