Comme tout moulin, il est composé d'un élément fixe (pivot, étançons et soles) sur lequel se trouve un élément mobile (la cage du moulin, la queue, le mécanisme intérieur).
L'axe vertical dit « pivot » à un diamètre de 65 cm pour une longueur de 6,75 m au total. Ce pivot peut supporter une charge allant jusqu'à 40 tonnes.
La cage du moulin est quant à elle composée de deux étages : le premier où se trouve le monte charges, le stock de céréales, la trémie d'alimentation, la descente de céréales et la bluterie ; le second étage est réservé aux deux paires de meules.
La première est utilisée pour la farine de froment et la seconde pour les autres céréales. Une meule est constituée de deux éléments : une meule « dormante », celle du bas, qui est fixe et une autre au-dessus dite « courante », qui tourne. Elles ont un diamètre de 1,5 m pour 30 cm d'épaisseur. Elles pèsent respectivement 1500 kg pour la courante et 1000 kg pour la dormante et datent de 1860. Elles sont en pierre naturelle provenant de « La Ferté-sous-Jouarre » en Seine et Marne. A Moulbaix, elle est appelée la meule Anglaise.
La cage du moulin est maintenue en place et orientée au vent grâce à l'escalier d'accès. Celui-ci intervient aussi dans l'équilibre du moulin.
Les ailes ont une longueur de 12m. Le moulin a donc une envergure totale de 24 m. Par bon vent, il peut tourner de 20 à 25 tours par minute, ce qui équivaut à une vitesse de 80 à 100 km/h.
La blutterie était en soie naturelle jusqu'en 1984 mais elle est aujourd'hui en toile synthétique. Ses fils ont des mailles de plus en plus grandes allant de 100 fils par pouce à l'entrée à 80 fils à la sortie (soit un fil par 0.30 mm). Cette différence permet de séparer la farine du gruau. La farine est généralement blutée à 80 %.
A Moulbaix, on travaille particulièrement l'avoine, le froment, l'orge ainsi que le sarrasin.
![]() |