Mes maquettes - Moulin à vent

Le moulin de la Marquise est l'un des plus anciens de la région. Il est entièrement construit en bois, ce qui est sa particularité. Sur un grand rouet figure l'inscription « Anno 1614 », ceci ferait donc remonter sa construction à Blicquy à près de 400 ans. Le marquis J.-F. du Chasteler aurait ordonné sa construction sur la demande d'un certain M.Cazier.

Ensuite, le moulin fut transféré à Moulbaix en 1747. Son transfert eut lieu grâce à un dénommé Mercier, ayant obtenu la permission de bâtir un moulin à vent à Moulbaix au lieu d'un moulin à eau désaffecté depuis la fin du XVIIe siècle.

En 1748, il fut revendu au Marquis Gabriel François du Chasteler et de Moulbaix, seigneur au bois de Louvignes. Malgré la supplique adressée par le Marquis au conseil des finances en 1752 faisant état d'un faible rendement et de charges importantes, le Moulin ne cessa de tourner jusqu'en 1927.

C'est à cette date qu'il fut sauvé de la démolition par la Marquise du Chasteler. La Marquise intervint dans le but de le préserver dans son site. C'est alors qu'il acquit son nom de Moulin de la marquise.

S'ensuivit une période où le moulin demeura à l'abandon, de 1937 à 1942.

Avec l'accord de son propriétaire, le comte Aymard d'Ursel, le moulin a pu être remis en état par le père du meunier actuel, Joseph Dhaenens. Joseph et sa famille désiraient vivre grâce au moulin, c'est pourquoi il fut équipé de moteurs électriques lui permettant ainsi de fonctionner même par temps calme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, des passavants étaient obligatoires pour transporter le grain et la farine mais les cultivateurs trouvèrent divers moyens comme l'utilisation de faux noms pour s'en procurer et subvenir aux besoins de leurs familles. Le meunier ne les signait pas, leur permettant ainsi de les réutiliser. Tout ceci était risqué. M.Dhaenens allait même jusqu'à faire fonctionner le moulin de nuit. Cette opération est doublement dangereuse car strictement interdite par l'occupant mais aussi parce que durant la nuit, le meunier ne pouvait pas voir venir les changements de temps.

En 1960, une restauration très importante fut entreprise : l'axe vertical dit « pivot » sur lequel repose et pivote le moulin devait être remplacé vu l'usure importante. Or le moulin à vent de Rollegem-Kapelle dont l'estake (pivot) était en tout point identique à celle de Moulbaix, s'était écroulé peu de temps auparavant. Joseph Dhaenens requerra alors l'aide du Comte d'Ursel pour le rachat de l'estake datant de 1783. Grâce à leur action conjuguée, le moulin put de nouveau tourner. À noter que le piédestal ainsi que les escaliers furent également remplacés.

Depuis que la famille Dhaenens s'occupe du Moulin de la Marquise, d'autres restaurations furent apportées : d'abord, le moulin dut affronter une terrible tempête en 1983 et quatre ailes durent être changées. Ensuite, d'autres restaurations en 1984 ont eu lieu. Celles-ci furent prises en charge par le Ministère de la Communauté française de Belgique étant donné que le moulin est un monument classé. Enfin, en décembre 2005, le gouvernement wallon approuva le lancement d'un grand chantier achevé fin 2006. Ces travaux consistaient en une restauration de la charpente, de la toiture, de la mécanique du moulin et le renouvellement du bardage, fort endommagé par les pluies.